lundi 17 septembre 2007

Paris douce routine

Paris la routine. La crepe dans la rue quand je n'ai pas le temps le midi. Faire le noeud de cravate dans le métro a six heures du mat. Bouffer un trio Big Mac-salade-biere pression quand j'ai le temps entre deux reductions de taux de la Fed. Sortir sous la pluie pour un ridiculously-overpriced-non-fat-soy-milk latte de chez Starbucks. Les employés de Starbucks sont partout les memes, désagréablement enthousiastes, la coupe Beckham, la face truffée d'hamecons. A 4 euros ($6CAN) le cafe, Paris est au top de l'echelle de prix de la chaine. Mais c'est le seul endroit ou l'on peut avoir un java on the go, what can you do.

La routine, la vraie. Nemo au club vidéo. Regarder Marseille gagner a Istambul en Ligue des Champions. Les greves sporadiques au bureau de poste. Les weekends a EuroDisney. Les samedis d'été sur les Champs Elysees, un jour pour embrasser les legionnaires du 14 juillet, un autre pour huer Contador, maillot jaune du triste Tour de France.

Je ne me suis toujours pas racheté de velo. J'ai le vertige pou un Colnago, attendre novembre pour voir si le prix chutera avec la temperature. En attendant, je sors avec le Bianchi de Laura, un peu trop petit pour moi, mais pas assez pour m'empecher de me croire au Giro d'Italia a chaque soir quand je sors rouler en peloton autour de l'hypodrome de Longchamps. Une boucle de 3.5km reservée aux cyclistes, Marcel s'abstenir. Le groupe lent roule a 35km/h. Brule les jambes. Mange des mouches grosses comme des bateaux.

La maison s'est transformée en quartier général des Pumas pour la Coupe du Monde de rugby. Argentins des quatre coins d'Europe affluent pour venir vivre la fievre de ce sport de gentlemen. J'ai du installer deux services de cable par ligne ADSL pour ne pas manquer le moindre match, genre Roumanie-Tonga. Et en plus on se tappe les matches en reprise avec Tivo. Les Francais en ont pris plein la gueule lors du match d'ouverture contre l'Argentine. Le Canada se défend bien jusqu'a present (lire: pas perdu par un écart de 80 points). La ville est inondée de gus la face pleine de couleurs, d'Ecossais en kilte, d'Irlandais qui gueulent, d'Anglais en sanglots.

Essayé:
Un velib, velo communautaire high tech et gratuit par tranches de 30 minutes, 80 stations dans tout Paris. On se croirait a Amsterdam. Le genre bike francais avec le panier en avant pour mettre les emplettes, vous direz ca fait fif, mais c'est tres en vogue, fantastique pour draguer.

Revé:
Une moto BMW Dakar. Encore mieux pour draguer, jusqu'en Mauritanie. Par contre pas de petit panier.

Bouffé:
Des escargots gros comme des maisons, une heure pour arriver a les sortir avec les pinces sans avoir l'air touriste. Une bouteille d'Evian pour passer le gout vaseux et ne pas avoir l'air d'un touriste qui trouve ca degueulasse.

Grondé:
Charlotte, apres qu'elle m'eut sorti un "calisse" en echappant sa poupée, oups...

Ecouté:
Chapitre 7, le dernier de MC Solaar, pur delice.

dimanche 19 août 2007

Photos de Paris

Quelques photos de Charlotte, de ses deux vieux, de Mariana, Jean-Paul a Paris, a Eurodisney et le jour de son anniversaire
Quelques miettes de Paris

vendredi 20 juillet 2007

Ze Caddy

Nouvelles du 92

Le 450 version Paris. Boulogne-Billancourt. Plus de couscous, plus de boubous, beaucoup de bo-bos, de poussettes a 1000 euros, de delicatessen de luxe, de petites terrasses tendance, de boutiques de deco. De Colnagos style Tour de France. Ce n'est pas la banlieue, c'est Paris extra-muros, tout juste a la sortie de Porte d'Auteuil. Tout juste colle sur le 16ieme. Mais ce n'est pas le 16ieme, c'est le wannabe-16ieme, le 16ieme des jeunes familles, des appartes decores avec du Zara Maison. Des marches biologiques du dimanche.
J'ai troque mon big fat SUV pour un changuito a roulettes pour aller faire les courses. J'en ai achete un gros couleur orange, histoire de ne pas me faire passer dessus par les scooters qui roulent sur le trotoir, ou encore d'intimider les petites vielles le dimanche au marche. J'en avais vu un couleur leopard comme celui de Jamie Oliver, mais Laura, deja tres retissante a l'idee de voir son homme se promener avec son caddie, m'a averti qu'il s'agissait d'un cas de divorce.
Ca loge un changuito, pas autant qu'un Ford Escape, mais il en rentre de la piquette moins cher que l'Orangina Rouge, des poulets de ferme, des abricots du Midi, des tommes de Savoie, et des baguettes.
Mais pour les baguettes ca va: trois boulangeries dans un rayon de 100 metres, quel contraste avec Toronto, ou il fallait faire 500 km pour trouver un pain qui soit mangeable et/ou qui ne soit pas ridiculously overpriced. Je vais en chercher une tous les soirs a 7 heures, elles sortent du four, brulent les doigts, craquent sous la dent. Chaud au coeur.

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Paris, take one

vendredi 6 juillet 2007

Salut les cabanes au Canada, Laura a eu son visa vendredi matin, enfin. Et j'ai trouve un apparte le meme jour, enfin. 60m carres dans immeuble ancien, planchers incroyables, plafond a 12 pieds. Un rez-de-chaussee, dans une ruelle tranquille du quartier de l'Eglise dans Boulogne nord, a la frontiere du 16ieme juste a cote de Roland-Garros. Quartier jeunes familles bo-bo (bohemes-bourgeois).
En attendant je suis dans un grenier au 7ieme etage --vue imprenante sur le Sacre-Coeur-- d'un immeuble du 18ieme, autre quartier bo-bo, mais cette fois a la frontiere de Porte-de-Clignancourt, alias Agadir, ou Bamoko. Le Maroc et l'Afrique noire a dix minutes. Nuages de narguile, parfums d'eau de rose, vapeurs de couscous, surdoses de the a la menthe.
Le travail est hallucinamment intense et stressant. Je me tappe des analyses sur l'impact du changement abrubt de tendance dans les taux d'interets mondiaux sur les marches d'actions europeens, tout en traquant des rumeurs de fusions entre banques italiennes et francaises. Ca c'est rien, il a fallut que je me tappe, lundi matin en moins de deux heures, une analyse de l'impact des resultats du premier tour des elections legislatives sur la Bourse de Paris, avec citations de specialistes. A fond Leon. One day at a time. Esprit de survie. Oh, et les 35 heures, chez Reuters c'est lost in translation, mes boss britanniques semblent croire que c'est 35 heures par jour.. Mais ils payent bien, je ne peux pas me plaindre.
Blaise

vendredi 27 avril 2007